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Cancale, Nous avons aujourd’hui la certitude d’une présence humaine sur la côte depuis le paléolithique moyen (250 000 ans). En effet, sur l’une des plages, le travail d’érosion de la mer a mis au jour un gisement de silex de cette époque. D’autres découvertes, en bordure du cordon littoral, attestent d’une occupation de diverses zones jusqu’à l’âge du bronze. |
De la ferme gauloise de la Ville es Péniaux, seule subsiste la réserve de denrées, taillée dans le roc et retrouvée fortuitement au début du 19 ème siècle. Quelques traces de villas gallo-romaines, la présence de nombreux pesons de pêche gallo-romains sur les grèves de Port Pican et Port Briac permettent de penser qu’agriculture et pêche sont de longue tradition à Cancale. |
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Parti du Pays de Galles, Saint Méen aurait abordé la côte cancalaise au VIème siècle et évangélisé cette partie de l’Armorique avant de poursuive son chemin. Nous ignorons par contre où fut élevée le premier sanctuaire dédié au fondateur de la paroisse. Peut-être au même endroit car, non loin de là, coule la Fontaine Saint Méen. Les incursions Vikings, n’ont laissé que quelques noms à consonance nordique tels Hougue, Mielles, Houle, Grune, Hock… |
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Cancavene C’est sous cette forme qu’apparaît pour la première fois, en 1032, le nom de la future commune. Le Duc Alain III confirme la donation de ses parents au bénéfice des moines du Mont Saint Michel consistant en une terre appelée Cancavene, le port de Porz Pican qui lui est adjacent et l’église Saint-Méen. On interprète généralement ce nom comme une forme ancienne du breton : « anse » (conq) et « rivière » (aven). Il est probable que les habitants du village primitif (aujourd’hui la Basse Cancale) se soient transmis oralement le souvenir de l’époque où le Guyoult, gonflé par les petites rivières du marais de Dol, en charriait le limon. Cette évocation d’un passé lointain perdure dans le chenal de la « Vieille Rivière », entre la pointe du Grouin et l’Ile des Landes. Au Moyen Age, l’assèchement des zones humides a profondément modifié le cours des différents ruisseaux, conférant à Cancavene son caractère exclusivement maritime.
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Le papegault
En 1560, le roi Henri II accorde à Cancale le privilège de tirer le papegault. Cet exercice, destiné à entrainer les troupes chargées de défendre la côte, consiste à abattre l’effigie d’un oiseau plantée sur une gaule. La cérémonie se déroule, en présence des autorités, sur la grève de la Houle, face à la chapelle Saint Antoine. Le vainqueur est déclaré « roi » pour une année, il a en outre le privilège d’être exonéré de taxes et de remporter des tonneaux de vin. |
La défense des côtes A la fin du 17 ème siècle, Vauban en visite à Cancale, fait renforcer les différentes batteries et en établir de nouvelles. Il estime que cette partie de la côte est un point faible dans le dispositif de protection de Saint-Malo. En 1704, Siméon Garengeau, chargé des fortifications de Haute Bretagne, prévoit de construire un fortin avec une tour sur l’Ile des Rimains. Ce projet n’aboutit pas.
Mai 1779, trois frégates anglaises lancent une nouvelle attaque sur Cancale. Surpris, trois navires français en rade sont détruits et la ville est bombardée pendant plusieurs heures. |
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La Houle Posées sur un banc de coquilles d’huîtres, les simples maisons de pêcheurs se concentrent tout d’abord dans la partie Est. Jusqu’à la fin du 18 ème siècle, l’absence de digues est la cause de plusieurs inondations. Les voies d’accès peu aménagées ne favorisent pas le développement du village. Au pied du chemin tortueux conduisant au Bourg, la petite chapelle Saint Antoine est un bien modeste lieu de culte. La vente du poisson s’y déroule chaque jour. Petit port d’échouage, la Houle n’en est pas moins le lieu de grosses transactions. Les navires apportent journellement des cargaisons d’huîtres aussitôt rechargées pour les grandes villes du littoral jusqu’à Londres et Paris. On dit que les bancs sont inépuisables… Le développement de la Houle sera effectif, au milieu du 19 ème siècle, lors de l’ouverture de l’axe vers le centre ville. Les maisons se pressent alors sur les terrains libérés à l’Ouest du port. A la même époque, on construit la première cale ; très vite insuffisante, elle est prolongée. Sur la Pointe de la Fenêtre, un autre ouvrage voit le jour, lui aussi agrandi par deux fois. La flotte s’est épanouie, les navires Terre-Neuvas emplissent la grève chaque hiver, les chantiers vont bon train et améliorent les techniques. L’affinement des formes donne naissance à un bateau mythique … la bisquine. |
Le Bourg Tout d’abord concentré autour de l’ancienne église Saint Méen (17 ème et 19 ème siècle) le Bourg est une succession de maisons, collées les unes aux autres, au bord de petites artères. C’est le centre administratif où le sénéchal rend justice chaque semaine en l’auditoire du Plessix Bertrand. A la périphérie, au milieu de vastes propriétés, des demeures séculaires perpétuent le souvenir des capitaines et négociants qui ont participé aux grandes aventures malouines. Un marché hebdomadaire permet aux agriculteurs des alentours d’écouler une partie de leur production. Etouffé au milieu des grands domaines, le Bourg ne s’étend pas ; on tasse un peu plus les maisons. A la fin du 19 ème siècle, la vente de la propriété Bellevue, permet de construire une nouvelle église. La mise à disposition de terrains aux particuliers vers le Sud ouvre la voie au développement immobilier qui ne cessera de progresser au fil des décennies. Un nouveau centre ville sort de terre.
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Les Villages Aujourd’hui, certains font partie intégrante de la cité. Ils possèdent presque tous d’anciennes demeures qu’il faut découvrir lors de promenades. Puits, lavoirs, pigeonniers, croix éléments d’architecture gardent encore la marque du passé.
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Des marins avant tout Comme nous l’avons vu précédemment, il y a un port à Cancale depuis au moins 1032. Quelques bribes d’informations permettent de savoir qu’en 1398, le Christophore, navire de Cancale transporte 400 vases vers l’Angleterre. En 1401, le Seynt Marie décharge des tuiles à Exeter. En 1418, le Saint Julien, chargé de mercerie, bois de garance, alun, cuivre, armures, est pris par des vaisseaux de Calais (alors du côté anglais). Ce navire cancalais appartient à 7 parçonniers (propriétaires) et le préjudice subit est estimé à six mille écus. Du 17 ème au 20 ème siècle, ce sont plusieurs milliers de marins qui servent sur les vaisseaux du roi, les corsaires et terre neuviers malouins, les navires de commerce sur les mers du monde. Ils ont participé à toutes les grandes aventures, les merveilleuses découvertes, les batailles glorieuses et… les plus sanglantes tragédies. Ils ont été la cheville ouvrière des négociants et armateurs. Dans la nouvelle église, une des chapelles intérieures est consacrée à la mémoire des marins décédés ou disparus en mer depuis 1846. L’imposante stèle, où sont gravés les noms de 517 marins, prouve qu’ils ont payé un lourd tribu.
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L'ancienne église L’édifice qui abrite aujourd’hui le Musée des Arts et Traditions Populaires et le cinéma a bien failli disparaître. Sur l’église, qui a subsisté jusqu’au 17 ème siècle, peu de choses nous sont parvenues. Une simple nef, à laquelle on a ajouté des bas côtés en 1620, dont l’état ne permet plus d’envisager une restauration. En 1714, on reconstruit une partie de la nef et le clocher. Pendant près de dix ans, les deux styles cohabitent et la situation s’aggrave. La toiture est pourrie, l’eau coule dans l’édifice, on voit le jour au travers les murs. En 1725, c’est un architecte militaire, Garengeau, qui dresse les plans d’un nouveau bâtiment. La partie de 1714 est inchangée. On reconstruit la nef vers l’Est, non sans difficultés : le terrain exiguë est trop en pente, la proximité des maisons empêche tout élargissement. Malgré une nouvelle augmentation de l’église au milieu du 19 ème siècle, on s’aperçoit très vite qu’elle ne peut accueillir tous les fidèles. Tombée dans l’oubli après l’édification d’un nouveau sanctuaire, la vieille église, témoin de tant d’évènements, reste un exemple de l’architecture militaire au service de la foi. |
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La nouvelle église L’achat de la propriété de Bellevue, appartenant à la famille Avice, ouvre de larges perspectives. On envisage de construire un monument superbe avec une vue magnifique sur la baie. M. Frangeul, architecte, propose un plan ambitieux qui est accepté. Commencés en 1875, les travaux s’arrêtent avant la fin du projet. Les fonds manquent. N’a t-on pas vu trop grand ? C’est dans une église « tronquée » que les fidèles suivent les offices. En septembre 1906, une fusée de feu d’artifice embrase la toiture qui, en quelques heures, s’effondre dans le chœur. Les travaux reprennent en 1930 et arrivent à leur terme deux ans plus tard… Enfin presque, puisque le grand clocher qui devait surmonter la tour ne sera jamais édifié. |
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Le 20ème siècle
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Pour en savoir plus :
A lire, « Cancale 2000 ans, histoire détaillée » par Thierry Huck.
A consulter, le site « Cancale, Histoire et Patrimoine »: http://pagesperso-orange.fr/a.delarose/

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